À Égalité©

Pourquoi promouvoir des outils de paix ? Parce que la vie est courte, seul le lien guérit et rend heureux

Confrontation & Dénouement

Jeudi 9 octobre, la commission MARD de Versailles organise une journée sur ce thème. J’ai le plaisir d’y présenter de 16 à18h : Sortir de la logique d’affrontement, les moments clés.

Nous avons tous entendu parler du ‘point de bascule’, qui désigne cette étape, en médiation comme en négociation, où les participants s’éloignent de leurs positions de principe pour exprimer davantage des positions liées à leurs intérêts. Avec l’expression des besoins réels et profonds, des motivations et préoccupations.

C’est une étape largement décrite dans les manuels de négociation comme de médiation. On passe d’une logique d’opposition à une logique d’exploration permettant d’ouvrir des chemins de convergences.

Comme c’est une étape délicate pour les participants avec la crainte de trop se découvrir, trop négocier, la méfiance paralysante… l’attitude du médiateur est primordiale.

Certaines écoles de médiation recommande d’en faire le moins possible, afin de laisser au maximum la liberté aussi bien de s’affronter que de chercher une solution. D’autres mouvements insistent davantage sur le rôle sécurisant du médiateur par ses reformulations et relances.

Quoiqu’il en soit, chacun sent qu’il s’agit de moments critiques et décisifs.

En effet, que se passe-t-il ? Chacune des parties présentes est face à un choix fondamental : s’en tenir rigoureusement aux demandes initiales ou bien les moduler, hiérarchiser différemment, contextualiser, nuancer, bref, accepter de bouger.

Il s’agit donc d’une étape de prise de décision, avec toute la charge émotionnelle qui en résulte par l’incertitude du résultat, les biais cognitifs qui viennent perturber le raisonnement, la crainte de la manipulation….

La prise de décision (s’engager ou non dans une discussion plus ouverte) est souvent accompagnée de prise de conscience concernant autant les motivations que les objectifs. Par exemple, on peut se rendre compte de façon parfois assez soudaine, qu’au delà de l’objet du conflit, il y a nécessité de plus grands changement, ou que la manière dont on communique favorise le conflit, ou encore qu’on est piégé dans une relation sans avenir.

La prise de conscience n’est pas tout à fait le moment de la décision, mais elle va peser dans l’évolution de la situation par le nouveau regard qui y est porté.

Nous allons aborder tous ces sujets à travers le phénomène de la prise de conscience ou insight (ce qui textuellement signifie ‘une vue à l’intérieur de soi’, en nous basant sur notre ouvrage « Le Déclic Libérateur, la prise de conscience, enquête et récits. »